Votre onduleur solaire affiche un code d’erreur, reste éteint ou disjoncte sans cesse ? Dans la majorité des cas, la production s’arrête par sécurité, et un geste simple suffit parfois à la rétablir. Mais l’onduleur est aussi la pièce la plus fragile d’une installation solaire : mieux vaut savoir distinguer une simple mise en sécurité d’une vraie panne. Voici comment lire les signaux, ce que vous pouvez vérifier sans danger, quand appeler un professionnel et ce qu’il faut prévoir en coût et en garanties.
En bref
- Un onduleur en panne se repère par un code d’erreur, un voyant ou un signal sonore, et surtout par une production nulle sur votre application ou votre compteur.
- Avant tout, vérifiez les disjoncteurs du coffret AC et du compteur, réenclenchez-les, puis patientez quelques minutes. Ne touchez jamais aux câbles ni aux connecteurs.
- Si la production ne revient pas, si le défaut persiste ou si un élément de connexion semble fondu, faites appel à un professionnel.
- En France, le remplacement d’un onduleur de 3 kW coûte environ 1 500 € TTC fourni-posé, à prévoir tous les 10 ans environ.
- Garantie légale de conformité, vices cachés, garantie biennale : vérifiez ce qui couvre encore votre onduleur avant de payer.
Table des matières
- Reconnaître une panne d’onduleur
- Onduleur, panneaux, réseau ou suivi : d’où vient le problème ?
- Pourquoi un onduleur tombe en panne ou disjoncte
- Que vérifier sans danger avant d’appeler
- Quand faire appel à un professionnel
- Combien coûte un remplacement d’onduleur
- Les garanties qui peuvent couvrir votre onduleur
- Réduire le risque de nouvelle panne
- Notre point de vue sur les pannes d’onduleur
- Un suivi local pour votre installation
- Questions fréquentes
- Sources
Reconnaître une panne d’onduleur
L’onduleur transforme le courant continu produit par vos modules en courant alternatif utilisable chez vous et injectable sur le réseau. Quand il s’arrête, c’est toute la chaîne de production qui s’arrête, même si vos panneaux sont intacts et en plein soleil.
Les signes les plus courants :
- Un code d’erreur, un voyant rouge ou orange, un signal sonore. Selon Photovoltaique.info, ces signaux se décryptent avec le manuel de l’onduleur. Notez le code exact et l’heure avant de toucher à quoi que ce soit : le professionnel en aura besoin.
- Un écran éteint en pleine journée ensoleillée.
- Une production à zéro sur l’application de suivi, alors que la météo est correcte.
- Un compteur de production figé alors que vous voyez que le soleil brille.
- Des coupures répétées : l’installation démarre, puis s’arrête, plusieurs fois par jour.
Attention à un cas particulier : un écran éteint ne signifie pas toujours une panne. La nuit, par exemple, l’onduleur s’éteint normalement faute de production. Et sur certains modèles l’afficheur s’éteint seul alors que l’appareil continue de fonctionner. Comparez toujours avec votre suivi de production ou l’index de votre compteur de production.
Onduleur, panneaux, réseau ou suivi : d’où vient le problème ?
Une production nulle ou en baisse n’incrimine pas forcément l’onduleur. Selon l’étude de l’AQC sur les dysfonctionnements électriques des installations photovoltaïques, la probabilité qu’un défaut soit lié à l’onduleur est équivalente à celle qu’il soit lié aux modules. Comme les onduleurs sont bien moins nombreux, ils sont individuellement moins fiables.
Ce tableau vous aide à orienter le diagnostic avant l’appel.
| Ce que vous observez | Piste la plus probable | Premier réflexe |
|---|---|---|
| Code d’erreur affiché, écran allumé | L’onduleur s’est mis en sécurité (réseau, isolation, température) | Noter le code, consulter le manuel |
| Écran éteint, production nulle, jour clair | Disjoncteur AC déclenché, ou défaut interne de l’onduleur | Contrôler les disjoncteurs, réenclencher |
| Onduleur actif mais production faible | Panneaux encrassés, ombrage, module défaillant | Inspecter visuellement depuis le sol |
| Arrêt lors d’une coupure d’électricité | Protection de découplage, comportement normal | Attendre le retour du réseau |
| Onduleur fonctionne, application muette | Problème de passerelle ou de connexion internet | Redémarrer la box, vérifier le Wi-Fi |
Quelques précisions utiles :
- Coupure du réseau. En basse tension, la protection de découplage est intégrée à l’onduleur et arrête la production en cas de coupure du réseau public. Votre onduleur qui s’éteint pendant une panne de courant fait donc exactement ce qu’on attend de lui. Nous détaillons ce point dans notre article sur les panneaux solaires et la coupure de courant.
- Défaut de terre. D’après le centre de connaissances de SMA France, un défaut de terre intermittent vient plus souvent des lignes ou connecteurs DC (une fuite d’eau, par exemple), de modules de protection contre les surtensions ou de contacts défectueux côté AC que de l’onduleur lui-même. Le constructeur chiffre à moins de 1 % la probabilité que l’onduleur soit en cause. Ne concluez donc pas trop vite qu’il faut le changer.
- Ombrage. Une production qui chute à certaines heures renvoie plutôt à un obstacle ou à de la végétation. Notre page sur l’ombrage des panneaux solaires explique comment l’identifier.
- Module abîmé. Un panneau fissuré peut aussi faire décrocher la production : voir notre guide sur le panneau solaire fissuré.
Pourquoi un onduleur tombe en panne ou disjoncte
Photovoltaique.info recense les origines les plus fréquentes d’une panne ou d’une mise en sécurité : un défaut réseau, un défaut de terre ou d’isolation, une surtension atmosphérique, une surchauffe. Détaillons-les.

Défaut réseau
L’onduleur surveille en permanence la tension et la fréquence du réseau. Si elles sortent de la plage admise, il se coupe. Photovoltaique.info indique qu’un défaut réseau peut signaler une tension supérieure à 253 V ou inférieure à 207 V. Si le problème persiste, il faut contacter le gestionnaire de réseau, car la cause se situe alors en amont de votre installation. Dans les zones rurales en bout de ligne, ou en cas de forte densité de production solaire dans un quartier, ce cas est loin d’être rare.
Défaut de terre ou d’isolation
Le défaut d’isolation signale une fuite de courant côté panneaux. Il peut provenir d’un câble abîmé, d’un connecteur humide, d’un module défaillant ou, plus rarement, de l’onduleur. C’est un défaut à prendre au sérieux : le courant continu des modules ne se coupe pas en débranchant simplement l’onduleur, tant que le soleil éclaire les panneaux. Ne manipulez pas la partie DC vous-même.
Parafoudre endommagé et surtension
Un orage peut provoquer une surtension qui détruit le parafoudre, voire des composants de l’onduleur. Photovoltaique.info cite le parafoudre endommagé parmi les défauts possibles. Si votre panne survient juste après un orage, signalez-le à l’installateur : cela oriente le diagnostic et peut intéresser votre assureur.
Surchauffe
Un onduleur mal ventilé, installé dans un placard fermé ou au soleil direct d’un mur plein sud, réduit sa puissance puis s’arrête. En été, les arrêts à l’heure la plus chaude de la journée sont le signe typique. Laissez de l’air circuler autour de l’appareil et dégagez ses grilles.
Vieillissement des composants
L’étude de l’AQC rappelle que les onduleurs sont moins fiables que les modules solaires et que 75 % des pannes surviennent dans les deux premières années de fonctionnement, à cause de la sensibilité de leurs composants aux contraintes électriques et thermiques. Conséquence pratique : une panne précoce est souvent couverte par une garantie, nous y revenons plus bas.
Que vérifier sans danger avant d’appeler
Le principe : agir côté alternatif, à l’intérieur, et ne jamais ouvrir ni toucher quoi que ce soit côté panneaux. Photovoltaique.info recommande d’inspecter l’installation sans prendre de risque, de vérifier les disjoncteurs du coffret AC et du compteur, de les réenclencher puis de patienter quelques minutes.
- Observez l’onduleur et notez le code d’erreur. Prenez une photo de l’écran ou des voyants, avec la date et l’heure.
- Regardez ce qui est visible, sans rien toucher. Cherchez une trace de brûlure, une odeur de plastique chaud, un câble apparent abîmé, de l’eau près du boîtier.
- Contrôlez le disjoncteur dédié du tableau et celui du coffret AC, ainsi que ceux du compteur. S’ils ont sauté, réenclenchez-les une fois.
- Patientez quelques minutes. Un onduleur qui redémarre met un moment à se resynchroniser avec le réseau, c’est normal.
- Vérifiez le contexte. Y a-t-il eu un orage, une coupure de courant, une forte chaleur, des travaux dans la maison ?
- Si le disjoncteur saute de nouveau, ne forcez pas. Un déclenchement répété est un défaut à faire diagnostiquer, pas un caprice.
Ce que vous ne devez pas faire : ouvrir le capot de l’onduleur, débrancher les connecteurs des panneaux, monter sur le toit ou réinitialiser en boucle un appareil qui se remet en défaut. Les panneaux produisent du courant continu dès qu’ils reçoivent de la lumière, ce qui rend ces gestes dangereux pour un particulier.
Quand faire appel à un professionnel
Selon Photovoltaique.info, il faut faire appel à un professionnel si le réenclenchement des disjoncteurs ne rétablit pas la production, si le défaut persiste ou si des éléments de connexion semblent fondus. Dans ce dernier cas, coupez l’alimentation depuis le tableau et appelez sans attendre : un connecteur fondu est un risque d’échauffement, voire d’incendie.
Appelez aussi dans ces situations :
- un code d’isolation ou de défaut de terre qui revient ;
- une panne après un orage ;
- une production durablement basse sans cause visible ;
- un onduleur qui s’arrête tous les jours à la même heure.
Pour que l’intervention soit rapide, préparez : la marque et le modèle de l’onduleur, la date de mise en service, le code d’erreur, une photo, l’historique de production et votre facture d’installation. Si vous êtes en Nouvelle-Aquitaine ou dans les départements voisins, notre page dépannage solaire détaille comment se déroule une intervention, des pannes aux réparations.
Combien coûte un remplacement d’onduleur
Selon Photovoltaique.info, dans sa page sur les coûts de fonctionnement, le remplacement d’un onduleur de 3 kW coûte environ 1 500 € TTC fourni-posé, et il est à prévoir environ tous les 10 ans. C’est un ordre de grandeur pour une petite installation solaire résidentielle : le prix réel dépend de la puissance, du type d’onduleur (centralisé ou micro-onduleurs), de l’accessibilité et du coût de la main-d’œuvre.
Quelques repères pour décider :
- Un diagnostic précède toujours le remplacement. Vu plus haut, le défaut vient souvent d’un connecteur, d’un câble ou d’un parafoudre, des pièces bien moins coûteuses qu’un onduleur.
- Comparez la réparation et le remplacement. Sur un appareil ancien, hors garantie, un remplacement peut être plus raisonnable qu’une réparation.
- Chiffrez les pertes. Chaque jour d’arrêt est un jour de production non réalisée, donc d’autoconsommation et de revente perdues. Photovoltaique.info invite d’ailleurs à comparer le coût d’une extension de garantie au prix d’un onduleur neuf et aux pertes d’exploitation pendant l’indisponibilité.
- Pensez à la norme. Pour les installations de plus de 800 W dont la demande de raccordement est faite après le 1er janvier 2025, un certificat de conformité à la NF EN 50549 est exigé pour les équipements concernés. Un onduleur de remplacement doit être choisi avec votre installateur en tenant compte de ce cadre.
Avant de signer un devis, demandez toujours : le modèle proposé, sa garantie, la durée de l’intervention et la reprise éventuelle de l’ancien appareil.
Les garanties qui peuvent couvrir votre onduleur
Avant de payer, vérifiez ce qui joue encore. D’après la page de Photovoltaique.info sur les garanties obligatoires, trois garanties légales existent :
- la garantie légale de conformité, de 2 ans après l’achat ;
- la garantie des vices cachés, qui concerne les défauts présents à l’achat mais non visibles ; l’action doit être intentée dans les 2 ans suivant leur découverte ;
- la garantie biennale de bon fonctionnement, pour les équipements dissociables.
À cela s’ajoute, selon les contrats, la garantie commerciale du fabricant de l’onduleur, dont la durée varie selon le modèle et l’éventuelle extension souscrite. Retrouvez votre facture et la fiche produit : la date d’achat fixe le point de départ.
Comme les pannes précoces d'onduleurs sont fréquentes (75 % dans les deux premières années selon l’AQC), elles tombent souvent dans la période couverte. Pour comprendre ce que recouvrent vraiment ces protections, nos pages sur les garanties longue durée solaire et la garantie de bon fonctionnement donnent les distinctions utiles. Gardez en tête qu’une garantie de 30 ans sur des modules ne vaut pas automatiquement pour l’onduleur : lisez ce que votre contrat précise pour chaque équipement.
Réduire le risque de nouvelle panne
On ne supprime pas le risque, mais on le réduit nettement :
- Placez l’onduleur dans un endroit ventilé, à l’abri du soleil direct et de l’humidité.
- Surveillez la production avec une application ou un relevé mensuel : une baisse brutale se voit tout de suite.
- Faites contrôler l’installation régulièrement : serrage, connecteurs, parafoudre, état des câbles. Voir notre guide d’entretien des panneaux solaires et le processus d’entretien d’une installation solaire.
- Gardez vos documents : facture, schéma, références de l’onduleur, rapports d’intervention.
- Après un orage, regardez l’état de l’onduleur et du parafoudre.
Notre point de vue sur les pannes d’onduleur
Nous installons des panneaux photovoltaïques depuis 16 ans en Nouvelle-Aquitaine, et nous le constatons au quotidien : quand un client nous appelle pour une panne, son premier réflexe est de penser que son installation est abîmée. Dans bien des cas, il s’agit d’une mise en sécurité, d’un disjoncteur ou d’un problème de réseau. D’où notre conseil : ne laissez pas un onduleur muet pendant des semaines par crainte du coût, et ne vous lancez pas non plus dans un bricolage côté panneaux.
Nous pensons aussi que la qualité d’une installation solaire se juge à ce qui se passe après la pose. C’est pourquoi nous proposons un accompagnement complet, de l’étude au suivi, avec une équipe locale capable d’intervenir près de chez vous. Nous équipons nos clients de modules Voltec Solar fabriqués en France, garantis 30 ans, et nous les invitons à regarder leur onduleur avec la même exigence : modèle, ventilation, garantie, entretien.
Enfin, un conseil de bon sens : mieux vaut prévenir. Un contrôle périodique coûte moins cher qu’un arrêt de production au pire moment, en plein été.
— FranceHabitatENR
Un suivi local pour votre installation
Vous habitez en Nouvelle-Aquitaine, en Haute-Garonne, dans le Gers, le Tarn ou les Hautes-Pyrénées ? Nous réalisons l’étude, l’installation, le suivi et la maintenance de votre système photovoltaïque. Pour une installation neuve, nos packs solaires démarrent à 5 890 € pour le Pack 3kW. Pour une installation existante, découvrez nos contrats d’entretien photovoltaïque ou notre service de réparation et maintenance de panneaux solaires. Le devis est gratuit.
Questions fréquentes
Pourquoi mon onduleur disjoncte-t-il ?
Un onduleur peut se couper ou faire sauter un disjoncteur à cause d’un défaut réseau (tension hors plage), d’un défaut de terre ou d’isolation, d’une surtension d’orage ou d’une surchauffe. Si le réenclenchement ne règle rien ou si le disjoncteur saute de nouveau, il faut un diagnostic. Ne forcez pas et ne démontez rien vous-même.
Où placer l’onduleur photovoltaïque ?
Choisissez un endroit ventilé, à l’abri du soleil direct et de l’humidité, facile d’accès pour le contrôle et proche du tableau électrique. La chaleur fait partie des causes de mise en sécurité, donc évitez un placard fermé. Votre installateur doit valider l’emplacement selon le modèle.
Mon onduleur est éteint : est-il forcément en panne ?
Non. La nuit, il s’éteint normalement, et un disjoncteur déclenché peut suffire à l’arrêter. Vérifiez les disjoncteurs du coffret AC et du compteur, réenclenchez-les, attendez quelques minutes. Si la production ne revient pas, contactez un professionnel.
Faut-il changer l’onduleur tous les 10 ans ?
Photovoltaique.info prévoit un remplacement environ tous les 10 ans dans ses coûts de fonctionnement, à raison d’environ 1 500 € TTC fourni-posé pour 3 kW. Cet horizon est un repère budgétaire, pas une obligation : un onduleur en bon état peut durer plus longtemps, et un contrôle régulier vous dira où vous en êtes.
Sources
- Photovoltaique.info : défauts de l’installation photovoltaïque
- Photovoltaique.info : protection de découplage
- Photovoltaique.info : garanties obligatoires
- Photovoltaique.info : coûts de fonctionnement
- AQC : étude sur les dysfonctionnements électriques des installations photovoltaïques
- SMA France : messages d’erreur
- Réseaux Photovoltaique.info : conformité des onduleurs, passage à la NF EN 50549
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