La CRE et Enedis ont aussi mis en place une composante « injection‑soutirage » pour certains stockages depuis le 1er août 2026. Chez France Habitat ENR, nous vous aidons à chiffrer l’effet réel sur votre projet.
En bref:
- Pour un foyer en basse tension qui vend son surplus, la composante annuelle de gestion atteint 26,95 € HT, contrairement au cas sans injection.
- Un kilowattheure autoconsommé évite un achat facturé autour de 20 à 25 centimes, tandis que le surplus revendu rapporte environ 1 centime à la mi 2026.
- Dès le 1er août 2026, la composante d’injection et de soutirage vise les stockages raccordés en HTA ou HTB dans certaines zones, et concerne rarement les foyers en basse tension.
- Avant d’acheter une batterie, faites chiffrer un routeur de pilotage, qui peut diriger le surplus vers le ballon d’eau chaude, puis décalez vos usages en journée.
- En choisissant l’autoconsommation sans injection, vous signez une CACSI et devez parfois prévoir des adaptations techniques ou un certificat Consuel.
Table des matières
- Comment le TURPE s’applique selon votre mode d’autoconsommation
- Quelles composantes du TURPE 2026 vous concernent vraiment
- Deux scénarios pour mesurer l’effet sur votre facture
- Cinq leviers pour réduire l’impact du TURPE sur votre budget
- Démarches avec Enedis : les étapes à suivre
- Notre point de vue : l’autoconsommation garde tout son sens en 2026
- Un diagnostic gratuit pour chiffrer votre économie réelle
- Questions fréquentes
- Sources
Comment le TURPE s’applique selon votre mode d’autoconsommation
Tout part de votre point de livraison et du contrat d’accès au réseau qui lui est rattaché. Pour l’autoconsommation, le TURPE ne porte pas sur l’électricité consommée sur place : vous le réglez sur ce que vous soutirez du réseau et, selon le contrat, sur ce que vous injectez.
Trois modes existent :
- Autoconsommation totale : vous n’injectez rien, tout ce que vos panneaux produisent est consommé chez vous ou stocké.
- Autoconsommation avec vente du surplus : ce que vous ne consommez pas part sur le réseau et est racheté.
- Injection totale : toute la production est revendue, vous continuez à acheter votre électricité au réseau.
Entre les deux premiers, la différence est contractuelle. Si vous ne voulez pas injecter, vous signez une convention d’autoconsommation sans injection (CACSI), qui vous engage à ne rien envoyer sur le réseau et peut demander des adaptations techniques. Pour une petite installation, Enedis décrit aussi la cession gratuite du surplus, une option pour les foyers qui ne souhaitent pas gérer de vente.
Côté facturation, l’autoconsommation totale évite les frais liés à l’injection, alors que la vente du surplus ou l’injection totale ajoutent des composantes annuelles propres à ces modes. Pour comprendre les bases du dispositif, notre page sur l’autoconsommation photovoltaïque pose le cadre général.

Quelles composantes du TURPE 2026 vous concernent vraiment
Le TURPE évolue chaque année au 1er août, dans le cadre de la période tarifaire dite TURPE 7. Cette période a démarré le 1er août 2025 et a modifié les grilles pour chaque segment de puissance. Pour un particulier raccordé en basse tension jusqu’à 36 kVA, trois composantes méritent votre attention : la gestion, le comptage et, dans des cas précis, l’injection‑soutirage.
| Composante | Qui est concerné | Montant annuel |
|---|---|---|
| Gestion, BT ≤ 36 kVA, soutirage seul | Foyer sans injection | Selon la grille applicable |
| Gestion, BT ≤ 36 kVA, avec injection du surplus | Foyer vendant son surplus | 26,95 € HT |
Les valeurs ci‑dessus sont celles à retenir pour une petite installation résidentielle. La différence entre les deux lignes représente le surcoût lié à l’injection.
Le surcoût réseau dépend des composantes annuelles applicables au foyer et de son mode d’injection. Cette hausse du TURPE sert, selon la CRE, à financer les réseaux face au développement des énergies renouvelables et à l’électrification des usages.
La composante injection‑soutirage, elle, est optionnelle et vise des stockages précis. La délibération TURPE 7 HTA‑BT la met en œuvre à partir du 1er août 2026, avec une éligibilité fondée sur un raccordement HTA ou HTB et une liste de zones définie par la CRE et les gestionnaires. Un particulier en basse tension est donc rarement concerné directement, mais la CRE rappelle qu’une installation non éligible ou mal dimensionnée peut peser sur la rentabilité d’un stockage.
Deux scénarios pour mesurer l’effet sur votre facture
Prenons deux foyers résidentiels, à titre d’illustration.
Scénario A : un foyer sans autoconsommation. Il achète tout son courant au réseau. Au 1er août 2026, le tarif réglementé de vente a augmenté en moyenne de 2,5 % TTC, en grande partie à cause du TURPE. Ce foyer subit la hausse sur chaque kilowattheure consommé.

Scénario B : un foyer autoconsommateur sans injection. Chaque kilowattheure produit et consommé sur place est un kilowattheure qu’il n’achète pas, donc un kilowattheure sans TURPE.
Ce qui change la donne, c’est l’écart de valeur entre deux usages du même kilowattheure :
- Un kilowattheure acheté au réseau coûte de l’ordre de 20 à 25 centimes d’euro.
- Un kilowattheure injecté puis revendu rapporte très peu, autour de 1 centime d’euro par kWh à la mi‑2026.
- Un kilowattheure consommé directement évite l’achat, donc « rapporte » le prix du kilowattheure réseau.
Le prix de rachat du surplus est tombé autour de 1 c€/kWh à la mi‑2026, selon le bilan électrique du premier semestre. Autrement dit, ce n’est plus la revente qui fait la rentabilité, mais ce que vous consommez vous‑même. Notre page sur les économies possibles en autoconsommation détaille cette logique.
Cinq leviers pour réduire l’impact du TURPE sur votre budget
Maximiser la part consommée sur place est la meilleure parade. Voici les actions, de la plus simple à la plus structurante :
- Décaler vos usages vers les heures solaires. Lave‑linge, lave‑vaisselle et chauffe‑eau fonctionnent mieux en milieu de journée. La réforme des plages creuses déplace d’ailleurs une partie des heures creuses vers l’après‑midi, ce qui va dans le même sens.
- Recharger la voiture électrique en journée. C’est le gros consommateur qui s’aligne le mieux sur la production solaire, comme l’explique notre article sur l’autoconsommation avec une voiture électrique.
- Installer un routeur de pilotage. Il peut diriger le surplus vers le ballon d’eau chaude plutôt que vers le réseau. Nous détaillons le principe dans notre page sur l’autoconsommation sans batterie.
- Étudier le stockage. Batterie physique ou batterie virtuelle, tout dépend de votre profil. Notre comparatif batterie virtuelle ou batterie physique vous aide à trancher, et la composante injection‑soutirage est à vérifier selon votre raccordement.
- Opter pour la CACSI si vous ne voulez pas injecter. Vous évitez les composantes liées à l’injection.
Conseil de pro : avant d’acheter une batterie, faites chiffrer l’effet d’un simple routeur : pour beaucoup de foyers, il capte une grande part du surplus à moindre coût.
Démarches avec Enedis : les étapes à suivre
Changer de mode d’autoconsommation passe par Enedis. Enedis détaille le parcours pour passer d’une injection totale à une autoconsommation avec surplus ou totale. Dans l’ordre :
- Faites le point sur votre installation : un changement de mode peut exiger une nouvelle demande de raccordement et des adaptations techniques.
- Vérifiez le certificat Consuel : il est parfois nécessaire, avec des dispenses possibles pour certains équipements plug & play.
- Résiliez le contrat d’accès au réseau en cours si le nouveau mode l’impose, puis signez la CACSI ou l’avenant de cession gratuite.
- Suivez la mise en service et contrôlez votre première facture après le changement.
Ces démarches sont plus fluides quand un installateur qualifié s’en charge. Notre procédure d’installation photovoltaïque montre comment nous les prenons en main.
Notre point de vue : l’autoconsommation garde tout son sens en 2026
Nous estimons que la hausse du TURPE ne remet pas en cause l’autoconsommation, elle en déplace l’intérêt. Le surplus rapporte peu, donc la valeur se trouve dans le kilowattheure que vous ne payez plus. Couplée à un routeur, à un bon calage des usages ou à un stockage adapté, une installation reste une réponse solide à la hausse des coûts réseau.
Le piège serait de dimensionner son projet sur la revente. Mieux vaut partir de votre profil de consommation réel, heure par heure, puis ajuster puissance et pilotage. C’est précisément ce que nous faisons à chaque étude : un diagnostic personnalisé permet de chiffrer l’impact du TURPE sur votre projet avant tout engagement.
— FranceHabitatENR
Un diagnostic gratuit pour chiffrer votre économie réelle
Nous vous accompagnons de l’étude au suivi : packs de différentes puissances, avec une offre à partir de 5 890 € pour le pack 3 kW, installation clé en main, maintenance et batterie virtuelle. Nous réalisons un diagnostic pour estimer vos économies et l’effet du TURPE sur votre facture.

Pour avancer, demandez votre devis personnalisé et nous revenons vers vous avec des chiffres adaptés à votre logement.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un conseiller financier qualifié. Consultez un professionnel financier qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.
Questions fréquentes
Le TURPE s’applique-t-il à l’électricité que je consomme moi-même ?
Non, le TURPE ne s’applique pas à l’électricité autoconsommée sur place. Vous le payez sur ce que vous soutirez du réseau et, selon votre contrat, sur ce que vous injectez, comme le précise Photovoltaique.info.
Quand le TURPE est-il mis à jour chaque année ?
Les coûts d’accès au réseau sont indexés au 1er août. La dernière hausse a pris effet le 1er août 2026 et finance l’adaptation des réseaux aux énergies renouvelables et à l’électrification des usages, selon la CRE.
Qu’est-ce que la composante injection-soutirage ?
C’est une composante optionnelle applicable à certains stockages éligibles à partir du 1er août 2026. Elle repose sur un raccordement HTA ou HTB et sur des zones définies, donc elle concerne peu les particuliers en basse tension.
Faut-il une CACSI si je ne veux pas injecter ?
Oui, si vous choisissez l’autoconsommation sans injection, vous signez une CACSI avec Enedis. Elle vous engage à ne rien envoyer sur le réseau et peut nécessiter des modifications techniques ainsi que le certificat Consuel.
Sources
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-Actualités : TURPE 7 La nouvelle période tarifaire entre en vigueur le 1er août 2025](https://reseaux.photovoltaique.info/fr/actualites/detail/turpe-7-la-nouvelle-periode-tarifaire-entre-en-vigueur-le-1er-aout-2025/)
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